Culture

« Christiane Taubira, une loi pour mémoire », sur France.tv : en 2001, la traite et l’esclavage reconnus comme crime contre l’humanité

« Christiane Taubira, une loi pour mémoire », sur France.tv : en 2001, la traite et l’esclavage reconnus comme crime contre l’humanité

FRANCE-TV - DOCUMENTAIRE - À LA DEMANDE

FRANCE-TV - DOCUMENTAIRE - À LA DEMANDE

Il s’agit d’une loi qui permet de garder la mémoire, mais aussi de la retrouver. Le 18 février 1999, Christiane Taubira, alors députée de Guyane, présente à l’Assemblée nationale sa proposition de loi tendant à la reconnaissance de la traite et de l’esclavage en tant que crimes contre l’humanité. « Nous sommes ici pour dire ce que sont la traite et l’esclavage (…). Pourtant, nous allons décrire le crime, l’œuvre d’oubli, le silence et dire les raisons de donner nom et statut à cette abomination », dit-elle à la tribune. Ces mots ouvrent le documentaire réalisé par Mathilde Damoisel.

Troisième puissance négrière européenne après le Portugal et l’Angleterre, la France a déporté, dès le début du XVIIe siècle, plus de 1,3 million d’hommes, de femmes et d’enfants des côtes africaines – sur les 13 millions estimés par les historiens – pour les réduire en esclavage dans ses colonies sucrières ou cotonnières de La Réunion, de Guyane, de Guadeloupe, de Martinique, de Saint-Domingue, de Louisiane (alors propriété française) et de Maurice. Le pays a longtemps voulu croire qu’il en avait fini avec cette abomination, s’abritant derrière le glorieux décret d’abolition de 1848. Mais l’histoire n’est pas toujours écrite par les vainqueurs.

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