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Dans « L’Illusion de Yakushima », Vicky Krieps au cœur des contradictions de la condition humaine

· Culture

L’AVIS DU « MONDE » – À VOIR

L’AVIS DU « MONDE » – À VOIR

En 2016, la réalisatrice Katell Quillévéré filmait l’itinéraire de la transplantation d’un cœur dans Réparer les vivants. Son film, adapté d’un roman de Maylis de Kerangal, suivait les différentes étapes de ce processus médical, comme une grande chaîne reliant les êtres humains autour d’un mort. On retrouve quelque chose de cette ambition dans L’Illusion de Yakushima, le nouveau film de Naomi Kawase (Shara, Les Délices de Tokyo, True Mothers…) centré sur le personnage de Corry (l’actrice germano-luxembourgeoise Vicky Krieps), coordinatrice française de transplantations cardiaques pédiatriques en mission au Japon.

Mais rien n’est linéaire ici. La cinéaste nipponne a fait le choix de construire sa narration comme un puzzle où se mêlent les temporalités aussi bien que les lignes narratives, avec un art éprouvé du contrepoint. Comme si L’Illusion de Yakushima voulait se saisir de la complexité et des contradictions d’une condition humaine confrontée à un certain chaos.

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