Culture

Des musiciens choisissent de réenregistrer leur album pour récupérer la propriété de leur œuvre, la perfectionner ou la remettre au goût du jour

Des musiciens choisissent de réenregistrer leur album pour récupérer la propriété de leur œuvre, la perfectionner ou la remettre au goût du jour

A l’instar de Placebo, fêtant le 30e anniversaire de son premier album en le réinventant avec Placebo. RE : CREATED (sortie le 19 juin), on compte de plus en plus d’artistes ou groupes désireux de réenregistrer les disques ou chansons de leurs débuts. Une façon pour eux de faire vivre un catalogue, d’espérer améliorer les productions originales, mais aussi – et surtout – de récupérer la propriété et l’exploitation commerciale de leurs œuvres.

Les plus médiatisés de ce que les Anglo-Saxons appellent les « re-recordings » ont d’ailleurs été les albums que Taylor Swift a décidé de réenregistrer à la suite d’un conflit l’opposant à sa première maison de disques, Big Machine Records. Propriétaire des masters – les matrices d’enregistrements – des six premiers albums de la star, et seule structure légalement apte à les commercialiser, Big Machine avait préféré faire monter les enchères que de les revendre à la chanteuse. Transformant ce refus en croisade pour la liberté artistique, l’Américaine avait choisi d’enregistrer de nouvelles versions de ces disques – Fearless et Red republiés en 2021, Speak Now et 1989, en 2023, qui, sous l’intitulé Taylor’s Version, allaient connaître un immense succès critique et commercial.

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