Politique

« Elles sont invisibles, alors qu’elles sont partout » : les « mamans solos » obtiennent un statut spécifique à Carrières-sous-Poissy

« Elles sont invisibles, alors qu’elles sont partout » : les « mamans solos » obtiennent un statut spécifique à Carrières-sous-Poissy

Elles ont longtemps été « un impensé dans les politiques publiques », et notamment locales. Or, les familles composées d’un seul parent, dites « monoparentales », pèsent pour un quart du total, soit 2 à 3 millions de familles, selon que l’on retient seulement les enfants mineurs ou également les moins de 25 ans. « Elles sont invisibles, alors qu’elles sont partout », relève Eddie Aït, maire (sans étiquette) de Carrières-sous-Poissy (Yvelines) et pionnier en la matière.

Le 10 avril, son conseil municipal a adopté un statut spécifique de 21 mesures pour soutenir ces familles. Si cette réalité sociale a plus que doublé depuis les années 1970, les élus locaux semblaient jusque-là n’y accorder qu’une attention distraite. La question était peu présente dans la campagne de 2020, se souvient Colombe Brossel, sénatrice socialiste de Paris et autrice, avec sa collègue Béatrice Gosselin (Manche, Les Républicains), d’un rapport sur le sujet, en 2024.

« Je suis frappée de voir qu’en 2026 beaucoup de candidats ont pris des engagements sur ce sujet. Il y a eu un changement spectaculaire, un déclic », se réjouit Mme Brossel, espérant que « la force d’entraînement des collectivités locales » permettra d’imposer ce sujet lors de la présidentielle. « Il n’est pas possible de ne parler de ces familles qu’au moment des émeutes urbaines », ajoute la sénatrice.

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