En Gironde, des « heures canicule » gratuites d’aide à domicile : « Si je n’étais pas venue, il n’aurait pas bu de l’après-midi »
Depuis sept ans, André M., 81 ans (les noms des personnes sous tutelle ne sont pas cités) est cloué au lit, victime de deux accidents vasculaires. Il ne parle plus et vit seul dans sa maison à Pessac (Gironde). En ce jour de canicule du début de la semaine, le mercure a grimpé jusqu’à 41,9 degrés. Les volets clos empêchent l’ancien photographe de presse de suffoquer. « Si je n’étais pas venue, il n’aurait pas bu de l’après-midi », explique Marielle Bourgoin, auxiliaire de vie, en lui tendant un verre d’eau et de jus d’orange pour qu’il n’en laisse pas une goutte. « A partir de 65 ans, on n’a plus la sensation de soif et la déshydratation peut entraîner des hallucinations ou des vomissements », explique la professionnelle.
La visite de Mme Bourgoin chez André M. a duré une heure, « le temps de passer un gant humide sur sa peau, de le changer, et surtout de lui apporter un peu de chaleur humaine », sourit-elle. Elle passera ainsi chez une dizaine de personnes dans la journée. « Quand on aime on ne compte pas ! », s’exclame l’aide à domicile.
En première ligne à chaque épisode caniculaire, les services d’aide à domicile recensent les personnes âgées les plus dépendantes et les plus isolées afin de passer plus souvent chez elles pour les encourager à boire et vérifier que les logements sont rafraîchis.
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