Chroniques de guerre

En Ukraine, le départ du très populaire ministre de la défense, en pleine offensive en Crimée, sème l’incompréhension

En Ukraine, le départ du très populaire ministre de la défense, en pleine offensive en Crimée, sème l’incompréhension

Un an seulement après un premier remaniement d’ampleur, Volodymyr Zelensky a pris le monde politique ukrainien et son propre parti par surprise, mercredi 15 juillet, en « démissionnant » en plein été Ioulia Svyrydenko, la première ministre, et en bouleversant, en pleine offensive en Crimée, l’actuel gouvernement.

Et, outre une grande émotion – comme lorsqu’il avait remercié, en février 2024, le très populaire commandant en chef des forces armées, Valeri Zaloujny, aujourd’hui ambassadeur d’Ukraine au Royaume-Uni, le président ukrainien pourrait se retrouver confronté à nouveau à un vaste mouvement de protestation, comme lorsqu’il y a exactement un an, en juillet 2025, il avait tenté d’affaiblir la loi anticorruption.

Car en annonçant lui-même son départ du ministère de la défense, Mykhaïlo Fedorov a en effet provoqué, mercredi soir, une vague de colère et un vaste mouvement de soutien dans les cercles du pouvoir, chez des chefs militaires et dans le monde de l’armement, mais aussi dans la société civile. « Venez avec vos panneaux en carton ! » : un appel spontané a surgi en quelques heures sur les réseaux sociaux appelant à des manifestations, jeudi matin, à 9 heures, dans toutes les grandes villes, dont Kiev, à deux pas du palais présidentiel. « Ce fut un grand honneur de servir le peuple ukrainien. (…) Je continuerai à travailler pour vaincre l’ennemi par la rapidité, l’innovation et la force de l’organisation », avait déclaré le ministre.

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