Guerre en Ukraine : à Kiev, où la Russie multiplie les attaques meurtrières, des nuits en sous-sol et sur les chaînes Telegram
Trois générations de Hlushchenko sont mortes sous le coup d’une attaque russe, dans la nuit du 5 au 6 juillet, au cœur d’un quartier du sud-ouest de Kiev. La famille s’était réfugiée au sous-sol de son immeuble, aménagé en abri. Un missile russe a eu raison de Maksym, 12 ans, de sa mère Anastasiia, de son beau-père Oleh et de son arrière-grand-mère, Olha Pavlivna. Seul l’arrière-grand-père a survécu… Sept autres personnes, logées à des étages différents, ont trouvé la mort sur les lieux.
Cette même nuit, à Vyshneve, petite ville de la banlieue de Kiev, un entrepôt appartenant à UkroboronProm, le plus gros fabricant d’armements et d’équipements militaires du pays, a été visé, tuant 9 personnes alentour (et en blessant 58). « Tout était rouge dans la nuit, raconte Iryna M., qui a suivi l’explosion depuis son balcon. Dans l’après-midi qui a suivi, des tas de particules et de petits débris volaient dans l’air, et se dégageait une odeur… » Sur 13 hectares, plus de cent maisons individuelles ont été détruites ou abîmées, a précisé le premier ministre ukrainien : un vaste champ de ruines et de terres brûlées aux portes de Kiev.
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