L’AVIS DU « MONDE » – À VOIR
L’AVIS DU « MONDE » – À VOIR
Pourquoi aime-t-on Alexandre Steiger ? Parce que c’est comme ça, suppose-t-on. Et pas autrement. On l’a croisé ici ou là, toujours très bien, imposant son charme incertain, son sérieux pas si sérieux, ses yeux comme deux billes bleues, chez Solveig Anspach (Queen of Montreuil, 2013), Nicolas Pariser (Alice et le maire, 2019) ou Pascal Bonitzer (Le Tableau volé, 2024).
Venu du Conservatoire national supérieur d’art dramatique et aussi de la pratique théâtrale, intégré à la troupe des Chiens de Navarre depuis 2016, écrivain à ses heures, il passe aussi de l’autre côté de la caméra, pour y signer des courts-métrages qu’on n’a pas eu la chance de voir mais dont les titres s’imposent d’emblée au consentement, tels Pourquoi j’ai écrit la Bible (2017) ou De longs discours dans vos cheveux (2018).
Tout en rappelant que le premier mettait en scène un homme condamné lâchant les chiens, et le second, deux figurants de l’opéra Tristan et Isolde, de Wagner, partant à la recherche d’un lac souterrain dans le Palais Garnier, il ne fait pas mystère que la fantaisie est la grande affaire d’Alexandre Steiger. Ce que son premier long-métrage, L’Ecologie des sentiments, prouve derechef de plaisante manière. Un hôtel est au centre de l’action. Idée profitable, on l’a tous vu au cours de notre carrière de spectateur, depuis Psychose (Alfred Hitchcock, 1960) jusqu’à The Grand Budapest Hotel (Wes Anderson, 2014), en passant par les séries Fawlty towers (John Cleese et Connie Booth, 1975) ou Palace (Jean-Michel Ribes, 1988) de part et d’autre de la Manche.
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