Après une trentaine de courts-métrages, Vermines (2023), son premier format long – film de survie dans un immeuble de la banlieue parisienne dans lequel se propagent des araignées venimeuses –, a valu au réalisateur français Sébastien Vanicek d’être soudain courtisé par Hollywood. Plutôt que de se mettre au service d’un gros studio, le trentenaire, éternel artisan habité par une urgence de faire, a jeté son dévolu sur la saga Evil Dead pour partager avec le grand public cette rage intérieure qui l’anime.
Comment avez-vous été amené à réaliser « Evil Dead Burn » ?
Quand on m’a contacté à l’automne 2023, je n’avais pas à l’esprit de faire un film aux Etats-Unis. Vermines n’était pas encore sorti là-bas, mais il avait bien fonctionné dans les festivals. Les Américains ont commencé à s’intéresser à moi, c’était un peu surréaliste. On a parlé plus concrètement avec Sam Raimi [réalisateur des trois premiers opus] d’un nouveau volet d’Evil Dead. Il voulait aller vite. Moi, je voulais profiter de l’élan donné par Vermines pour saisir des occasions comme celle-ci. Surtout, il s’agissait d’écrire et de réaliser, sans cahier des charges et sans prérogatives.
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