Léon Marchand, touché aux adducteurs et forfait pour la finale du 200 m brasse aux championnats de France de natation
Les clameurs du public ont laissé place à une certaine stupeur, puis à un vent d’inquiétude. Engagé aux championnats de France de natation, qui se tiennent du samedi 27 juin au jeudi 2 juillet, à Saint-Etienne, Léon Marchand, héros des Jeux olympiques de Paris 2024, a déclaré forfait pour la finale du 200 m brasse, lundi 29 juin, après avoir ressenti une gêne aux adducteurs.
En lice dans la dernière série qualificative, le champion olympique de la distance, qui pointait en tête lors du premier aller-retour, a été déclassé au moment de l’ultime longueur. Visiblement gêné dans sa nage, le Toulousain terminait alors neuvième des séries (2 min 16 s 16), et manquait l’occasion d’accéder à la finale, réservée aux huit premiers.
Quelques minutes plus tard, Carl Aitkaci (5e, 2 min 15 s 30), nageur prometteur de Clichy (Hauts-de-Seine), se retirait de l’épreuve, laissant à Léon Marchand la possibilité de disputer la finale, essentielle pour décrocher un billet en vue des championnats d’Europe, qui se dérouleront à Paris et à Saint-Denis (Seine-Saint-Denis), du 10 au 16 août.
Peu enclin à s’épancher sur la situation, le quadruple champion olympique ne voulait surtout pas évoquer son forfait, annoncé dans la foulée, à la suite d’une lésion aux adducteurs. « Pendant la course, il a dû lever le pied, expliquait Denis Auguin, le directeur technique national de la Fédération française de natation. Pour le moment, il est en soins, et on attend de plus amples informations. Ce n’est pas l’adducteur habituel (…) c’est une lésion. Il faut attendre pour y voir plus clair. »
Une récente période de creux
L’avenir à court terme de Léon Marchand, et plus précisément son été, dont le programme est dense, s’écrit ainsi en pointillé, dans l’attente des examens médicaux à venir. L’idole de la piscine Raymond-Sommet, qui accueille les championnats de France, avait pourtant parfaitement lancé sa quête de titres nationaux, le 27 juin, au moment de son entrée en lice.
Des gradins combles et une ambiance festive avaient accueilli la star tricolore lors de sa première épreuve, le 400 m 4 nages, qu’il avait survolée en signant la meilleure performance mondiale de l’année (4 min 4 s 56). « J’ai enfin ressenti un peu de fraîcheur », lâchait alors le Toulousain.
En pleine préparation (et en mission) pour les championnats d’Europe, une compétition qu’il n’a jamais disputée, Léon Marchand avouait une récente période de creux, notamment concernant son état de forme. « Je n’ai pas eu beaucoup de moments où je me sentais bien depuis plusieurs mois, et c’est la première fois que je m’affûte un peu. (…) J’avais des jambes pour la brasse, ce qui est rare pour moi en ce moment. »
Inscrit dans six courses, dont le 200 m et le 400 m nage libre, des distances auxquelles il s’essaie, le chef de file de la natation tricolore avait annoncé la possibilité d’un ou de deux forfaits, pour ne pas surcharger son programme. Mais ce premier abandon n’était pas voulu, et pourrait compromettre la suite de son été.