Politique

Marine Le Pen candidate malgré sa condamnation : Gabriel Attal et Edouard Philippe face au scénario le plus craint par le bloc central

Marine Le Pen candidate malgré sa condamnation : Gabriel Attal et Edouard Philippe face au scénario le plus craint par le bloc central

Le véritable coup d’envoi de la campagne présidentielle de 2027 a été donné en leur absence. Après la condamnation en appel de Marine Le Pen, dans l’affaire des assistants parlementaires européens du Front national (ancien nom du Rassemblement national, RN) à une peine réduite d’inéligibilité lui permettant de concourir à l’élection présidentielle, mardi 7 juillet, les candidats du bloc central se sont retrouvés cantonnés à jouer les seconds rôles.

Il faut dire que, comme les autres adversaires du RN, ils ont été pris par surprise à l’énoncé de l’arrêt de la cour d’appel de Paris. Depuis mars 2025, pléthore d’élus et de cadres du bloc central théorisaient, en coulisses, la mort politique de Marine Le Pen, au regard de la décision de première instance, à l’exception du garde des sceaux, Gérald Darmanin, et de quelques esprits prudents.

Ils s’étaient surtout faits à l’idée d’affronter Jordan Bardella en 2027, jugé plus facile à battre que Marine Le Pen. Gabriel Attal et ses proches caressaient le rêve de voir un « duel de génération » s’installer entre le secrétaire général de Renaissance et son homologue du RN. Quant à Edouard Philippe (Horizons), qui a pris soin de ne pas exprimer de préférence, ses proches alimentaient tout de même un procès en incompétence à l’égard de l’eurodéputé, « moins tanné » que Marine Le Pen.

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