Culture

« Miss Mermaid » : une histoire loufoque de femme à queue de poisson, portée par l’actrice Aloïse Sauvage

« Miss Mermaid » : une histoire loufoque de femme à queue de poisson, portée par l’actrice Aloïse Sauvage

L’AVIS DU « MONDE » – À VOIR

L’AVIS DU « MONDE » – À VOIR

Oubliez la sirène alanguie, qui rêvait d’une paire de jambes pour aller danser avec son prince. Quittant les pages des contes pour enfants, les créatures à queue de poisson se sont émancipées : depuis quelques années, le mermaiding ou « sirénage » est devenu un métier (ou une passion), abritant une communauté principalement féminine et queer. Comme les bulles à la surface de l’eau, des œuvres en tous genres, spectacles, drag shows, films et séries voient le jour, surfant sur ce phénomène de société – prochainement en salle, l’atmosphérique Titanic Ocean, de la Grecque Konstantina Kotzamani, dévoilé à Cannes (section Un certain regard), montre l’envers du décor d’une école de sirènes au Japon.

Miss Mermaid, premier long-métrage de Pauline Brunner et Marion Verlé, creuse une veine sociale et loufoque plutôt bien sentie, dans le milieu des pêcheurs fauchés, à Fécamp (Seine-Maritime). Porté par la chanteuse et actrice Aloïse Sauvage, le film suit la trajectoire d’une employée de ménage qui décide de changer de vie. Laborieusement, à ses heures perdues, la trentenaire apprend à onduler sous l’eau, en apnée, avec sa nageoire en silicone de 15 kilos – l’équipement est réputé très lourd. Cette fiction est adaptée d’un documentaire des mêmes réalisatrices, Alexia, la sirène de Fécamp (2019), diffusé sur France Télévisions.

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