Politique

Mort de Lyhanna : la communication de crise de l’exécutif débordée par l’opération de sauvetage personnel de Gérald Darmanin

Mort de Lyhanna : la communication de crise de l’exécutif débordée par l’opération de sauvetage personnel de Gérald Darmanin

C’est en simple civil que le député David Taupiac (Libertés, indépendants, outre-mer et territoires, Gers), s’est glissé parmi les centaines de personnes venues assister, vendredi 12 juin, aux obsèques de Lyhanna, à Fleurance (Gers). L’ancien socialiste s’est plié à la demande d’une famille meurtrie : les politiques sont persona non grata. L’émoi et la colère provoqués par la mort de la fillette de 11 ans, dont le corps a été retrouvé sans vie le 4 juin, restent vifs. Et le débat politique s’est envenimé autour de ce drame pédocriminel. L’exécutif promet de faire la lumière sur les « dysfonctionnements » qui ont conduit à ce que le suspect, Jérôme Barella, échappe à la vigilance de la justice et de la gendarmerie, malgré de nombreux signalements.

Lors de ses échanges du jour avec les Fleurantins, le député constate qu’un nom cristallise le mécontentement : celui de Gérald Darmanin, le ministre de la justice. « Ils ne demandent pas forcément sa démission, mais ils ont l’impression que sa réaction dans l’affaire Lyhanna est celle d’un homme acculé, qui cherche à se protéger. »

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