Plongée dans la longue opération de sauvetage des trente PME et 1 200 salariés de l’ex-groupe ACI, liquidé sur fond de malversations financières
Quand il a appris en 2024 que le groupe ACI reprenait Molliex Frères petite société de 26 salariés à 3 km de la sienne avec laquelle il avait des liens, Louis Pernat, a pensé : « Ça n’ira pas loin. » Comme bien d’autres, l’entrepreneur, président du groupe familial HBP, n’a jamais cru à « l’hypercroissance », cette stratégie d’acquisitions au pas de course de TPE et PME vantée par le président d’ACI, Philippe Rivière, pendant six ans, de tables rondes en plateau de télé : « Une acquisition par mois tous azimuts, ce n’était pas raisonnable. »
Alors quand les faits lui ont donné raison, et que le 25 septembre 2025, la holding du groupe ACI a été placée en redressement judiciaire sur fond de soupçon de malversation financière, plongeant dans la tourmente l’ensemble de ses filiales, il s’est tout de suite positionné pour reprendre sa voisine de la vallée de l’Arve (Haute-Savoie), laissée bien mal en point.
Au même moment, commençait pour les 33 filiales de l’ex-groupe ACI la même course contre la montre de la justice commerciale. Selon l’état des dettes et des trésoreries, celle-ci ne laisse parfois que quelques semaines, au mieux quelques mois, pour bâtir des projets de reprise à même de sauvegarder l’outil industriel et l’emploi.
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