Patrick Martin se veut un homme de dialogue, en particulier avec les syndicats. Mais les propos plutôt rudes que le président du Medef a tenus, jeudi 24 septembre, risquent de ne pas faciliter les échanges avec certaines organisations de salariés. En l’occurrence les deux plus importantes. Citant explicitement la Confédération française démocratique du travail (CFDT) et la Confédération générale du travail (CGT), il s’est déclaré « très inquiet » de les voir « se politiser à outrance ». Une allusion aux prises de position répétées de ces confédérations contre l’extrême droite.
Le responsable du premier mouvement patronal en France a exprimé cet avis tranché alors qu’il participait à une table ronde, au Palais Brongniart à Paris, à l’occasion des rencontres de l’Union des entreprises de proximité – une autre organisation d’employeurs qui défend les très petites entreprises. « Je crois dur comme fer à la démocratie sociale, à la nécessité – plus que jamais – de la démocratie sociale, mais dans l’autonomie », a-t-il martelé. M. Martin a ainsi réaffirmé son souhait – maintes fois proclamé – d’engager un programme de négociations à la main des syndicats et du patronat, sans feuille de route imposée par l’exécutif. Un « agenda social autonome » dont il est question depuis plus d’un an mais qui n’a, pour l’instant, pas été réellement ouvert.
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