Jeudi 9 juillet, Aurore Bergé, ministre déléguée chargée de l’égalité entre les femmes et les hommes et de la lutte contre les discriminations, a présenté en conseil des ministres le projet de loi de « cohésion républicaine par la lutte contre le racisme et l’antisémitisme ». Un texte sur lequel elle s’était engagée après le retrait, mi-avril, de la proposition de loi « visant à lutter contre les formes renouvelées de l’antisémitisme », déposée en 2024 par la députée (ex-Renaissance) des Français de l’étranger Caroline Yadan. Ce texte avait reçu le soutien de la ministre, et avait enflammé l’Hémicycle pendant plusieurs mois.
A la suite de consultations auprès d’associations, de collectifs et de fondations, « nous avons pris la décision d’élargir ce projet de loi à la lutte contre le racisme dans un objectif d’universalisme républicain, où on ne trie pas les haines et où on les combat toutes avec la même détermination et avec le même engagement », a déclaré Aurore Bergé, mercredi 8 juillet, lors d’un entretien avec les journalistes.
Les pouvoirs publics cherchent « l’apaisement et la concorde », avait-elle poursuivi, rappelant la « recrudescence massive d’antisémitisme depuis le 7 octobre 2023 » (date de l’attaque terroriste du Hamas contre Israël) ainsi que les « trois homicides racistes et trois tentatives d’homicides racistes en 2025 ».
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