Selma Labib veut « la bagarre ». Joueuse de rugby depuis quinze ans, conductrice de bus syndiquée à la CGT, la militante du Nouveau Parti anticapitaliste-Révolutionnaires (NPA-R) a annoncé, le 17 juin, sa candidature à l’élection présidentielle pour 2027.
A l’origine de son engagement, la « loi travail » de 2016. Une sorte de révélation que seule la perspective communiste révolutionnaire parviendrait à renverser la société capitaliste. A ce système, elle oppose que « les travailleurs doivent décider de tout ». Révolutionnaire, car « ce n’est pas par un bulletin de vote que l’on va s’en sortir », reprend-elle encore. La solution à la situation climatique ? « Il faut travailler moins. » Le chômage ? « Interdiction des licenciements. » L’autonomie de la Corse ? Pas un sujet : « La préoccupation des gens, ce sont les bas salaires », et un smic à 2 000 euros serait « le minimum ».
Elle forme un binôme avec Gaël Quirante, figure du syndicalisme, condamné en 2025 à six mois de prison avec sursis pour des violences lors d’une intrusion au siège du groupe La Poste en 2014. Il évoque l’intérêt de cette campagne : « On ne manque pas de luttes mais de militants. » Selma Labib, lucide, sait qu’elle a peu de chances d’atteindre l’Elysée, mais veut profiter de l’élection pour peser dans le débat public.
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