Seattle avait promis un beau spectacle multicolore, si possible arc-en-ciel, pour la soirée de clôture du groupe G de la Coupe du monde de football, entre l’Iran et l’Egypte, vendredi 26 juin. Labellisé « match des fiertés », le grand show en couleurs a bien eu lieu, mais uniquement à l’extérieur du Lumen Field, où toutes sortes de manifestants ont pris rendez-vous dans la journée. Chacune et chacun pour sa cause : les droits des communautés LGBTQ+, la lutte contre le régime islamique au pouvoir en Iran, la défense des Palestiniens, l’obéissance aux préceptes du Christ…
A l’intérieur du stade, en revanche, point de mégaphones et à peine quelques pavillons multicolores. Pourtant, de toutes parts, on nourrissait de grands espoirs : dans les cœurs des supporteurs iraniens, drapés dans leurs drapeaux fidèles au temps du chah, avec le lion solaire en son centre, et dans ceux des Egyptiens, parfois coiffés comme des pharaons.
Dans les tribunes du stade de Seattle, chacun gardait un œil sur la pelouse et l’autre sur son téléphone pour surveiller l’évolution de l’autre match du groupe G, mettant aux prises Belges et Néo-Zélandais, 200 kilomètres plus au nord, à Vancouver (Canada). Au coup d’envoi, les quatre équipes pouvaient encore espérer se qualifier pour les seizièmes de finale du Mondial.
Il vous reste 69.27% de cet article à lire. La suite est réservée aux abonnés.