Costume bleu impeccable, barbe de trois jours, Olivier Faure tire sur sa cigarette électronique. A deux pas de l’Assemblée nationale, ce mercredi, le premier secrétaire du Parti socialiste (PS) affiche son flegme légendaire et dément avancer vers un « mur ». Jeudi 9 juillet, il affrontera pourtant un vote décisif. Les militants du parti à la rose sont amenés à choisir la méthode de départage de leur candidat à la présidentielle de 2027 dans un espace « social-démocrate » auquel pourront participer le cofondateur de Place publique, Raphaël Glucksmann, Matthieu Pigasse ou d’autres.
Deux options sont mises au vote : la première, imaginée par Olivier Faure, prévoit un corps électoral large, avec un prix de 2 euros et aucune nécessité de devenir adhérent. « Reprendre le leadership à gauche suppose un élan populaire », défend le premier secrétaire, qui espère attirer entre 500 000 et 600 000 personnes. Charge au vainqueur d’aller, s’il le souhaite, participer ensuite à la primaire de la gauche qui avait été lancée par Lucie Castets le 2 juillet 2025 à Bagneux.
La seconde option émane des courants du maire de Rouen, Nicolas Mayer-Rossignol, et du député des Landes Boris Vallaud. Elle ne serait proposée qu’aux militants existants ou à de nouveaux adhérents, pour environ 20 euros. Une façon de maîtriser l’électorat et d’éviter, selon eux, l’entrisme des « insoumis ». Dans ce cas de figure, le gagnant ira ensuite négocier un accord législatif avec ses partenaires. De quoi sceller le sort du processus de Bagneux.
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