Russie pacifique, le premier parti politique né au sein de l’opposition anti-Kremlin en exil depuis l’invasion à grande échelle de l’Ukraine, en février 2022, a tenu son congrès fondateur, les 12 et 13 juin, à Berlin.
Parmi la centaine de délégués et invités russes, réunis pour de longs débats autour du fondateur du parti, Ilia Iachine, se sont retrouvés des personnalités politiques et des représentants de la société civile. Leur objectif, en vue des élections législatives du 20 septembre : tenter d’engager une réflexion de fond pour unir une opposition qui était déjà éclatée avant 2022 et l’est encore davantage aujourd’hui, alors que tous ses leaders vivent désormais à l’étranger.
A l’occasion de ce congrès, Le Monde a rencontré six participants, les interrogeant sur la nécessité de ce parti, les difficultés d’unir l’opposition anti-Kremlin et les perspectives d’accord de paix avec l’Ukraine.
Ilia Iachine, 42 ans : « Pour se rassembler, il faut accepter de faire des concessions »
Elu municipal à Moscou, devenu l’un des leaders de l’opposition, Ilia Iachine a été arrêté en juin 2022, quatre mois après l’invasion de l’Ukraine, puis condamné à huit ans et demi de prison pour avoir dénoncé l’offensive militaire et les crimes de l’armée russe contre des civils ukrainiens à Boutcha, près de Kiev. Libéré le 1er août 2024, lors d’un important échange de prisonniers politiques, il vit aujourd’hui en exil à Berlin.
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