Les hommes politiques en général, et Gérald Darmanin en particulier, aiment volontiers raisonner en termes de « séquence de communication ». Chacune étant censée apporter une tonalité différente à un récit, qui, tout en s’interdisant de se répéter, doit impérativement éviter de se contredire alors que la mort de la petite Lyhanna soulève une émotion considérable dans l’opinion publique, et que des associations de défense des droits des femmes et des mineurs ont appelé, lundi soir 8 juin, à des rassemblements devant les tribunaux.
Acculé par une gauche qui demande sa démission et une extrême droite qui a fait de la mort tragique de la collégienne, dont le corps a été retrouvé jeudi 4 juin, le symbole de la faillite de notre institution judiciaire, le garde des sceaux a amorcé lundi matin, lors de sa conférence de presse tenue à l’issue de sa réunion de crise avec les procureurs généraux, un léger infléchissement dans son discours. Notamment dans ses mots adressés à une magistrature particulièrement remontée contre son ministre de tutelle.
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