Politique

Lingots, maisons, voitures de sport… les riches contribuables font le ménage dans leurs holdings

Lingots, maisons, voitures de sport… les riches contribuables font le ménage dans leurs holdings

Appelons-les Pierre et Julien – ils ont requis l’anonymat. Deux entrepreneurs parmi des milliers. Une société holding ? Bien sûr qu’ils en possèdent chacun une, comme tant de leurs collègues. Ne serait-ce que pour organiser les participations qu’ils détiennent dans diverses sociétés. Jusqu’à ces derniers mois, c’est aussi dans ces structures qu’ils avaient placé un petit stock de pierres précieuses pour l’un, quelques voitures de sport et une résidence secondaire pour l’autre.

Mais avec la taxe sur les holdings créée à l’occasion du budget 2026, Pierre comme Julien se sont empressés de retirer pareils actifs de ces entités. L’un et l’autre les ont rachetés à titre personnel, quitte à être taxés sur ces transactions. « C’était ça, ou payer 20 % dessus chaque année, raconte l’un d’eux. Le calcul était vite fait. »

Combien sont-ils à avoir, comme Pierre et Julien, rectifié les contours de leurs sociétés holdings depuis le début de l’année ? Impossible à dire. Aucune statistique n’est disponible. Mais l’administration et les professionnels interrogés le confirment : l’entrée en vigueur de la taxe a incité les riches contribuables à réexaminer le contenu de leurs holdings personnelles, et, parfois, à corriger ce qui devait l’être.

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