Il faut sortir les calculatrices. Et prier tous les dieux pour un miracle. Le Sénégal est au seuil de l’élimination de la Coupe du monde de football. Les Lions de la Teranga n’ont pas eu les griffes assez affûtées depuis le début du tournoi, et même une victoire contre l’Irak, vendredi 26 juin, ne leur garantit pas une qualification pour les seizièmes de finale. Ils vont devoir attendre la fin de la phase de groupes pour savoir s’ils figurent parmi les huit meilleurs troisièmes. Avant leur ultime match – une « sorte de finale », selon le sélectionneur Pape Thiaw –, ils occupent la dernière place de ce classement.
On pensait les Sénégalais capables de bousculer la France, voire de « manger le coq », comme l’avaient fait leurs aînés, en 2002. On les imaginait faire chavirer les Norvégiens d’Erling Haaland. Il n’en a rien été. L’équipe a enchaîné les déconvenues (3-1, puis 3-2). « Il est évident que les critiques sont nombreuses après deux défaites, surtout lorsqu’on faisait partie des équipes annoncées parmi les favorites, a reconnu Pape Thiaw. Il faut maintenant provoquer une révolte à tous les niveaux : sur le plan tactique, dans l’état d’esprit et dans l’engagement de chacun. »
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