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Coupe du monde 2026 : « Nul ne peut prétendre que l’arbitrage puisse être influencé par quiconque », assure le patron des arbitres

Coupe du monde 2026 : « Nul ne peut prétendre que l’arbitrage puisse être influencé par quiconque », assure le patron des arbitres

On ne l’avait pas entendu officiellement jusqu’à présent. Alors que les arbitres se retrouvent au cœur de plusieurs polémiques de la Coupe du monde 2026, déclenchées par certaines décisions de la Fédération internationale de football association (FIFA), Pierluigi Collina, le responsable de l’arbitrage au sein de cette dernière instance, sort du silence. « Les accusations infondées n’ont pas leur place dans notre sport », déclare-t-il dans un court entretien publié, jeudi 9 juillet, par le site de la FIFA, assurant que « personne ne peut remettre en question l’intégrité des officiels » désignés pour diriger les matchs de ce Mondial.

« Nul ne peut prétendre que l’arbitrage de la FIFA puisse être influencé par quiconque, pas même par le président de la FIFA, Gianni Infantino », ajoute M. Collina, expliquant que ce dernier « a toujours apporté son soutien total à l’équipe arbitrale de la FIFA, tout en nous faisant confiance pour travailler en toute indépendance ».

Les déclarations de M. Collina surviennent après que l’« affaire Balogun » a fait couler beaucoup d’encre ces derniers jours. Expulsé lors du seizième de finale remporté par les Etats-Unis contre la Bosnie-Herzégovine, le 2 juillet, l’attaquant américain n’aurait pas dû disputer le match suivant contre la Belgique. Il a pourtant été aligné lors de cette rencontre après une décision rarissime de la commission de la FIFA, qui a commué sa suspension ferme en suspension d’un match avec sursis le 5 juillet. Peu avant, le président des Etats-Unis, Donald Trump, avait appelé M. Infantino, pour lui demander un « réexamen » de la sanction.

« Il est normal que certains imprévus surviennent »

Les choix opérés par la FIFA dans la désignation des arbitres, ou les prestations de certains d’entre eux ont également suscité interrogations et critiques. Cela a été le cas pour Ilgiz Tantashev : l’arbitre ouzbek, qui a dirigé le huitième de finale remporté par la France face au Paraguay, le 4 juillet, officiait seulement pour la troisième fois dans le tournoi et il lui a été reproché de ne pas avoir suffisamment contenu les ardeurs des Paraguayens.

Arbitre du huitième de finale Argentine-Egypte, mardi 7 juillet, le Français François Letexier a, lui, été accusé par les Egyptiens, à l’issue de ce match qu’ils ont perdu, d’« erreurs flagrantes » et de l’« l’application d’un deux poids-deux mesures ». Le président de la Fédération égyptienne de football, Hany Abo Rida, a demandé à la FIFA l’ouverture d’une enquête sur l’officiel français ainsi que son exclusion pour la suite de la compétition.

« Dans l’ensemble, nous sommes satisfaits » de la façon dont se sont déroulées jusqu’à présent les rencontres de la Coupe du monde du point de vue arbitral, déclare M. Collina. Il reconnaît néanmoins que « compte tenu du nombre élevé de matchs disputés sur une période relativement courte, il est normal que certains imprévus surviennent ».

Sans préciser la nature de ces « imprévus », il explique que, « dans ce cas, les arbitres sont prêts à redoubler d’efforts pour arriver parfaitement préparés au match suivant ». Le « patron » des arbitres au sein de la FIFA tient en tout cas à assurer que « les officiels de match prennent des décisions en toute honnêteté ».

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