Mini-burgers, champagne et canapés… Eurostar a tenté une opération de charme, mercredi 8 juillet, dans un grand hôtel de Londres pour mettre la pression sur les autorités britanniques, afin que celles-ci lancent l’agrandissement du terminal de la gare de Saint Pancras. « On a besoin d’une vision politique d’ensemble de la part des Britanniques, explique Gwendoline Cazenave, la directrice d’Eurostar. Actuellement, chacun avance de son côté par silo, entre le concessionnaire, le régulateur, le gouvernement… »
Eurostar se prépare à un vaste changement. La concurrence est en ordre de marche, notamment sur la liaison historique entre Paris et Londres. La compagnie Virgin est la plus avancée, ayant obtenu en octobre 2025 du régulateur britannique l’accès au dépôt de maintenance de Temple Mills, essentiel pour faire fonctionner des trains sur cette ligne et qui était jusqu’à présent un monopole d’Eurostar. Si aucune date n’est officiellement annoncée, elle pourrait proposer des trains entre les deux villes vers 2030. Une demi-douzaine d’autres compagnies ferroviaires ont aussi étudié la possibilité de se lancer sur le marché, dont l’Italien Trenitalia.
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