Sport

Coupe du monde 2026 : pour son entrée en lice, l’Iran perd la bataille des symboles dans les tribunes

Coupe du monde 2026 : pour son entrée en lice, l’Iran perd la bataille des symboles dans les tribunes

A Los Angeles, l’angle des rues District et Hardy ressemble au célèbre Speakers’Corner de Londres, où tout un chacun peut venir exposer ses théories et opinions. Kourosh (qui n’a pas souhaité donner son nom de famille), quinquagénaire à l’épaisse moustache grise, s’est arrêté là avec sa sono. Il harangue la foule en chemin vers le SoFi Stadium, théâtre du match de la Coupe du monde de football opposant l’Iran à la Nouvelle-Zélande, lundi 15 juin. Il s’époumone : « Pas de paix avec les terroristes ! », « Iran oui, mollahs non ! » On le salue souvent, on l’invective plus rarement. Aucune poussée de tension n’est à signaler. Les forces de l’ordre du Los Angeles Police Department (LAPD), généreusement déployées pour assurer la sécurité de cette rencontre jugée à risques, n’auront pas à intervenir.

Des centaines de supporteurs iraniens réussiront pourtant à braver les interdits. Qui sur un tee-shirt, qui sur un drapeau, ils ont fait rentrer dans le stade le lion solaire, symbole de la monarchie renversée par la révolution islamique en 1979, honni par le régime et proscrit par la Fédération internationale de football association (FIFA), au nom de la séparation de la politique et du sport. Un juge californien saisi par une association locale avait validé la mesure de la fédération internationale peu avant le coup d’envoi : « La liberté d’expression est incroyablement importante, elle est sacrée (…) mais elle n’est pas sans limites », a écrit le magistrat.

Il vous reste 63.86% de cet article à lire. La suite est réservée aux abonnés.

Vous avez peut-être manqué