Miami, ses villas et ses plages, ses longues avenues et sa moiteur du mois de juillet, n’ont pas de secret pour les joueurs de l’équipe de France de football. La cité de Floride est, de longue date, un lieu de villégiature privilégié des Bleus, retraités ou non. Blaise Matuidi s’y est établi à la fin de sa carrière, Paul Pogba s’y est entretenu pendant sa longue période d’inactivité et Ousmane Dembélé y a fêté le titre de champion du monde, à l’été 2018, avec ses coéquipiers Benjamin Mendy et Presnel Kimpembe.
Mais l’heure n’est pas encore au relâchement pour les protégés de Didier Deschamps. Le décor au pied de leur hôtel – une interminable route à six voies, un parking et quelques palmiers – ne fleure pas vraiment les vacances. Ça tombe bien, puisqu’ils doivent disputer le match pour la troisième place de la Coupe du monde 2026, samedi 18 juillet au Hard Rock Stadium, face à l’Angleterre.
Pas franchement le scénario rêvé : Kylian Mbappé et ses coéquipiers visaient le sacre ; Didier Deschamps, lui, espérait boucler ses quatorze années de mandat à la tête de la sélection par le gain d’une troisième étoile. Mais l’Espagne est passée par là et voilà les Français contraints de finir leur épopée nord-américaine par cette rencontre cruelle. Un face-à-face au résultat anecdotique qui les renvoie, autant que leurs adversaires du jour, à leur échec.
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