La publication de l’Insee, jeudi 9 juillet était attendue, après une année 2023 marquée par un taux de pauvreté et des inégalités au plus haut en trente années de mesure. Les données 2024 ne sont pas vraiment rassurantes. Certes, le niveau de vie a progressé pour toutes les catégories de revenus, après avoir baissé en 2023 pour les 30 % de personnes les plus modestes. Mais cette progression n’a pas permis de faire refluer le taux de pauvreté : « [Ce dernier] se stabilise à 15,4 %, son plus haut niveau depuis trente ans, souligne Emilie Raynaud, responsable de la division Revenus des ménages à l’Insee. Quant aux inégalités, elles ont atteint leur maximum depuis 1996, en raison de la hausse des revenus des plus aisés. »
Le niveau de vie médian a progressé plus vite que les années précédentes, et plus vite que l’inflation : il a atteint 2 228 euros par mois pour une personne seule, soit une hausse de 1,8 % en euros constants. Cela s’explique par plusieurs raisons : le taux d’emploi a atteint son plus haut niveau depuis 1975, tandis que le taux de chômage demeurait à 7,4 % ; les salaires ont augmenté, le smic, les pensions de retraite et les prestations sociales ont été revalorisés en se basant sur l’inflation élevée de l’année précédente ; les revenus des placements financiers ont augmenté.
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