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La tolérance des Français ne faiblit pas, mais le racisme et l’antisémitisme restent profondément enracinés, selon la CNCDH

La tolérance des Français ne faiblit pas, mais le racisme et l’antisémitisme restent profondément enracinés, selon la CNCDH

La tolérance des Français à l’égard de l’autre ne faiblit pas. Et ce en dépit d’un contexte marqué par le nombre élevé d’actes racistes, antisémites et antireligieux en 2025 (2 489 faits recensés selon le ministère de l’intérieur), la polarisation des débats, notamment sur les enjeux migratoires, et la dynamique électorale du Rassemblement national. C’est ce que révèle la Commission nationale consultative des droits de l’homme (CNCDH) dans son rapport annuel sur la lutte contre le racisme, l’antisémitisme et la xénophobie, publié jeudi 25 juin.

L’indice longitudinal de tolérance, qui mesure chaque année depuis 1990 le niveau de tolérance sur une échelle de 0 (intolérance) à 100 (tolérance), se situe à 64, soit le 4e meilleur taux depuis le début des mesures. Pour la première fois, les personnes proches des partis de centre droit se montrent globalement moins tolérantes (de 4 points) que les sympathisants de l’extrême droite.

Autre fait saillant, relève l’une des auteurs, Nonna Mayer, directrice de recherche émérite au CNRS : les conséquences de l’instrumentalisation « à front renversé » de l’antisémitisme aux deux extrêmes du champ politique depuis le 7 octobre 2023, date de l’attaque terroriste du Hamas en Israël. D’un côté, Marine Le Pen, qui a poursuivi sa stratégie de normalisation, prenant la défense d’Israël et se présentant comme le seul rempart des Français juifs contre l’islamisme. De l’autre, Jean-Luc Mélenchon, qui a choisi le camp des Palestiniens « avec des propos frisant l’antisémitisme visant à séduire l’électorat des quartiers ».

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