Acculée par les conséquences des tensions géopolitiques sur son agriculture, la France a décrété, jeudi 9 juillet, une aide d’urgence de 145 millions d’euros pour relancer les achats d’engrais chimiques dans les fermes françaises.
Cette enveloppe, essentiellement nourrie par 107 millions d’euros de crédits européens, issus de la réserve de crise, sera complétée à hauteur d’environ 40 millions d’euros par l’Etat, a annoncé Annie Genevard, ministre de l’agriculture, lors d’une conférence de presse, jeudi 9 juillet. Le tout sera distribué par le biais d’un « guichet engrais », ouvert le 1er août à tous les agriculteurs. Ils pourront bénéficier, pour les commandes passées entre le 1er juin et le 30 septembre, d’une aide plafonnée de 50 euros par tonne d’engrais azoté simple achetée, majorée de 20 euros pour les plus gros consommateurs de fertilisants de synthèse.
Depuis le début de la guerre en Iran, en février, les agriculteurs ont vu les prix des fertilisants – fabriqués avec du gaz – exploser en raison du blocage du détroit d’Ormuz. Selon Agreste, le service de la statistique du ministère de l’agriculture et de la souveraineté alimentaire, la hausse atteint 29,2 % sur un an pour les engrais azotés simples, dont le golfe Persique est l’un des principaux producteurs mondiaux.
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