Une analyse au scalpel du fonctionnement du champ musical, des conclusions édifiantes sur les points de faiblesse du Centre National de la musique (CNM), de la SACEM et de l’Etat pour mieux suggérer un catalogue d’une quinzaine de propositions. Le rapport du Syndeac, premier syndicat des entreprises du spectacle vivant public, baptisé « Musiques ! Des enjeux publics aux logiques privées » a été présenté jeudi 9 juillet au Festival d’Avignon.
Premier constat, les politiques de soutien au secteur musical doivent permettre de faire découvrir au public des artistes qu’il ne connaît pas plutôt que de soutenir toujours et encore les mêmes. Or le goût est formaté par les concerts, et plus précisément par les 0,05 % qui se déroulent dans des lieux de plus de 30 000 places. L’impression que la musique ne se vit que dans des grands stades vient du fait « qu’elle est adossée à des leaders mondiaux qui contrôlent toute la chaîne production d’artistes, plateforme de billetterie, salles »… Ce qui « écrase » la concurrence et « uniformise » l’imagination liée au concert, faisant oublier que 94 % des concerts ont lieu dans des salles de moins de 1 500 places.
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