Les millionnaires n’ont jamais été si nombreux. La guerre a beau frapper l’Europe et le Moyen-Orient, la croissance mondiale a beau ralentir, ils voient leurs effectifs augmenter dans toutes les régions du monde. La banque suisse UBS, dans son rapport annuel « Global wealth report », publié mardi 30 juin, en a recensé près d’un million supplémentaire en 2025, en synthétisant les données de l’Organisation de coopération et de développement économiques, du Fonds monétaire international et des statistiques nationales.
Pour faciliter les comparaisons d’un pays à l’autre, elle a pris le parti de convertir toutes ces fortunes dans la même monnaie et de comptabiliser les personnes possédant plus d’un million de dollars (environ 875 000 euros), qu’il s’agisse d’actifs financiers (actions, livrets, etc.) ou non-financiers (biens immobiliers, etc.) : compte tenu des taux de change, les millionnaires en euros seraient donc un peu moins nombreux.
La France n’échappe pas à la tendance générale : malgré un contexte maussade et une croissance faible l’an dernier (0,9 %), elle a vu sa population de millionnaires s’accroître de presque 35 000 sur douze mois. Une augmentation de 1,5 %, conforme à celle observée à l’échelle de la planète, qui ne manquera pas d’enflammer les débats budgétaires de l’automne sur la taxation des grandes fortunes.
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