Actualités principales

Près de Lyon, trois plaintes pour viols et agressions sexuelles dans un centre périscolaire, une enquête ouverte

Près de Lyon, trois plaintes pour viols et agressions sexuelles dans un centre périscolaire, une enquête ouverte

Le parquet de Lyon a annoncé, mercredi 10 juin, l’ouverture d’une enquête, dans une affaire de viols et agressions sexuelles présumés, dans un centre périscolaire à Charly (Rhône), près de Lyon. Cette procédure a été lancée après la réception de « deux plaintes déposées à l’encontre d’un animateur du centre de loisirs de Charly par les parents de deux mineurs dénonçant des faits de nature sexuelle au préjudice de leur enfant », a précisé le parquet.

Une troisième plainte a par ailleurs été déposée à la gendarmerie d’Irigny et transmise au parquet, selon ce dernier, confirmant une information du quotidien régional Le Progrès.

Les victimes présumées sont trois petites filles, âgées de six, sept et trois ans au moment des faits, selon l’avocat des trois familles, Me Jean Sannier. Il explique que les faits présumés remontent à avril, lorsque les deux premières fillettes, amies, disent avoir subi des actes de viols et de scatologie de la part de l’animateur, dans les toilettes réservées aux personnes handicapées. Le troisième enfant dit avoir été victime d’une agression sexuelle et la fillette de sept ans l’aurait vu ressortir des toilettes avec l’animateur.

L’enquête du parquet a été ouverte pour « viol commis sur un mineur par personne ayant autorité sur la victime et agression sexuelle sur un mineur de 15 ans ». L’animateur, âgé d’une trentaine d’années, a été suspendu par la mairie de Charly, « conformément à la procédure, en vertu du principe de précaution », selon son avocat Me Sébastien Soy.

Une garde à vue en avril

« Mon client conteste totalement les faits », a affirmé l’avocat du suspect, expliquant que l’analyse de ses « téléphone et ordinateur n’a pas produit d’éléments de preuve suffisants pour aller au-delà à ce stade ». Entendu fin avril lors d’une garde à vue de 36 heures, il a été remis en liberté. Une décision qui suscite la « colère » de Me Sannier pour lequel l’animateur « aurait dû être déféré » au nom de « la protection des enfants, surtout dans le contexte actuel de l’affaire Lyhanna ». « D’autant qu’il proposait ses services de baby-sitter sur des plateformes ».

Ces derniers mois, l’actualité a été marquée par un important scandale d’agressions dans le périscolaire parisien. La capitale a suspendu 132 animateurs en 2026, dont 52 pour « suspicion de violences sexuelles ou sexistes », a annoncé, mardi, le maire Emmanuel Grégoire, qui a lancé une commission d’enquête indépendante sur le sujet.

Vous avez peut-être manqué