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Affaire Patrick Bruel : près de trente témoignages, au moins huit plaintes, cinq enquêtes, et un cas d’école des débats sur les violences sexuelles

Des concerts annulés au Canada, les maires de Paris, Marseille, Brest et Nancy appelant à la déprogrammation de ses concerts dans leur ville, une pétition demandant l’annulation de sa tournée signée par près de 40 000 personnes… L’affaire Bruel n’en finit pas de grandir et de rebondir. Aux plaintes et témoignages qui s’accumulent depuis deux mois s’ajoute un débat médiatique et juridique incarnant un cas d’école des questions entourant les dossiers de violences sexuelles. Comment conjuguer foi dans la parole des victimes et présomption d’innocence ? Comment encourager les victimes à parler lorsque les faits sont a priori prescrits judiciairement ? Que faire, médiatiquement comme judiciairement, des affaires classées sans suite ?

« Jamais je n’ai forcé une femme », s’est défendu Patrick Bruel, prenant pour la première fois lui-même la parole sur Instagram, le 17 mai, après avoir démenti pendant plusieurs semaines par la voix de ses avocats toute « violence », « brutalité » ou « contrainte ». Il demeure présumé innocent. Auprès du Monde, les conseils de Patrick Bruel, Céline Lasek et Christophe Ingrain, insistent : « Sauf à ce que la justice en décide autrement, ce qui n’est pas le cas, Patrick Bruel est innocent. »

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