Quatre autres suspects ont été interpellés, mardi 1er juillet, dans l’enquête sur l’assassinat à Marseille de Mehdi Kessaci, dont le frère Amine est une figure de la lutte contre le narcotrafic, a confirmé au Monde le Parquet national contre le narcotrafic et la criminalité organisée (Pnaco).
Fin mars, six personnes, cinq hommes et une femme, avaient déjà été mises en examen dans l’enquête sur la mort du jeune homme de 20 ans, totalement étranger au trafic et inconnu de la police comme de la justice, tué de plusieurs balles, en plein après-midi à Marseille le 13 novembre 2025.
Trois des suspects sont soupçonnés d’avoir joué un rôle dans la logistique, en ayant participé à l’organisation ou aux actes commis après les faits, selon la source proche. Le quatrième, d’après la même source, aurait été engagé comme tireur pour une opération la veille, qui n’a finalement pas eu lieu. Ce dernier est présenté comme un exécutant de la DZ Mafia, précise le Parisien.
Les tueurs s’étaient « trompés de cible »
L’assassinat de Mehdi Kessaci avait provoqué une onde de choc. Les enquêteurs de la police judiciaire et de l’Office central de lutte contre le crime organisé (OCLCO), qui voient dans ce meurtre la main de la DZ Mafia, un gang marseillais de narcotrafiquants, sont parvenus à déterminer que les tueurs s’étaient « trompés de cible » et qu’ils visaient Amine Kessaci. Militant écologiste engagé dans la lutte contre le narcotrafic, Amine Kessaci est devenu 4e adjoint au maire de Marseille, Benoît Payan, à l’issue des élections municipales fin mars.
L’information judiciaire sur la mort de Mehdi Kessaci est confiée à des juges d’instruction parisiens et suivie par le Pnaco. Le narcobanditisme a coûté la vie à 17 personnes en 2025 à Marseille, selon les autorités, un chiffre en baisse par rapport aux précédentes années (24 morts en 2024 après le record de 2023 avec 49 morts liés à une guerre des gangs pour le contrôle des points de deal dans les Bouches-du-Rhône).