Économie

Des Hauts-de-France à l’Occitanie, ces ménages frappés plus durement par la crise énergétique

Des Hauts-de-France à l’Occitanie, ces ménages frappés plus durement par la crise énergétique

En Occitanie, deuxième région la plus vaste de France, à la fois rurale et montagneuse, mieux vaut ne pas avoir peur de faire de la route. Stéphane Jambon, 50 ans, brocanteur itinérant, en sait quelque chose. Il parcourt « plus de 60 000 kilomètres par an » au volant de son break Skoda diesel pour dénicher meubles et beaux objets que les chineurs convoiteront, avant, peut-être, de faire la grimace face au prix de la trouvaille. Le brocanteur n’a pas le choix : de 550 euros mensuels en début d’année, sa facture de gazole est montée à 750 euros. « C’est une augmentation de 30 % sur mon budget, je suis obligé de la répercuter sur les prix », explique-t-il, fataliste.

A l’autre bout de l’Hexagone, Michel Buret, 47 ans, habite dans l’ancienne maison de ses parents, non loin de Dunkerque (Nord). Un petit corps de ferme (mal) chauffé au fioul. Mais cet agent d’entretien aux revenus irréguliers travaille plutôt à Lille, et doit surveiller à la fois les factures de chauffage et de carburant. « Quand je conduis, j’ai les yeux rivés sur le compteur qui indique ma consommation en temps réel. Je ne pensais pas que rouler beaucoup plus souplement et lentement faisait une telle différence. J’étais à presque 7 litres aux 100 [kilomètres], je suis à 5,3. Je vais essayer de réduire encore », raconte-t-il. Quant au chauffage, il l’a tout bonnement coupé très tôt à la sortie de l’hiver.

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