Dans le monde diamantaire, lundi 6 juillet restera marqué d’une pierre blanche. Le leader incontesté de la catégorie, la société De Beers, a, en effet, décidé de casser les prix de tous ses diamants. Un virage stratégique et historique, dévoilé par l’agence Bloomberg le lendemain. Si l’ampleur de la coupe n’est pas chiffrée, l’enjeu pour De Beers est de s’aligner sur les conditions d’un marché secoué par une crise sans précédent. Entre des consommateurs chinois plus regardants à la dépense, les taxes américaines instaurées par Donald Trump, le conflit au Moyen-orient et surtout la féroce concurrence des pierres de synthèse, beaucoup moins onéreuses, le prix du diamant est à terre.
« Notre amour est éternel et pas artificiel. » Comme le diamant, pourrait toutefois clamer De Beers, en parodiant une célèbre chanson de Louise Attaque pour relancer les ventes de diamants naturels, tant la pierre à facettes s’invite toujours sur les bagues de fiançailles et de mariage. A l’inverse, en réduisant les prix, il lui enlève un peu de brillant.
Le Natural Diamond Council (NDC) a justement pour objectif d’inciter les consommateurs à opter pour des diamants naturels. Cette organisation n’a pas manqué d’évoquer l’effet « Taylor », à l’occasion du mariage de la pop star américaine Taylor Swift avec le sportif Travis Kelce, le 3 juillet à New York. Sa bague de fiançailles a relancé la demande pour des diamants anciens de taille coussin allongée dépassant les 10 carats, affirme le NDC.
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