Politique

En visite à Gergovie, Jean-Luc Mélenchon vante les mérites de « la guerre de mouvement », chère à LFI, et raille la primaire de la gauche sociale-démocrate

En visite à Gergovie, Jean-Luc Mélenchon vante les mérites de « la guerre de mouvement », chère à LFI, et raille la primaire de la gauche sociale-démocrate

En visite à Gergovie (Puy-de-Dôme), théâtre de la victoire de Vercingétorix sur les troupes romaines de Jules César, en 52 av. J.-C., Jean-Luc Mélenchon a vanté, samedi 10 octobre, les mérites de « la guerre de mouvement », chère à La France insoumise (LFI). Le candidat « insoumis » à l’élection présidentielle estime, en effet, qu’il s’agit de la tactique à adopter afin de conquérir le pouvoir par la révolution citoyenne.

Il s’agit presque d’un rituel pour Jean-Luc Mélenchon, qui se rendait pour la troisième fois au Musée archéologique de la bataille de Gergovie, première défaite militaire infligée à l’empereur romain. « Quand on est dans la guerre de mouvement, qui est celle qui m’intéresse, il ne faut pas que le mouvement se disloque. Il faut faire bouger et courir l’adversaire », a assuré le dirigeant « insoumis » à un responsable du musée.

« Une semaine la dette, l’autre les lycéens », a souligné Jean-Luc Mélenchon, en référence à deux sujets qui occupent le devant de l’actualité. LFI est sous le feu des critiques de l’exécutif et des opposants au mouvement pour avoir, selon eux, attisé la mobilisation lycéenne. La proposition de Jean-Luc Mélenchon de « foutre au feu » une partie de la dette est également vertement critiquée par ses détracteurs.

Formation de la tortue

Le fondateur de LFI a théorisé depuis une décennie que sa formation ne devait pas pratiquer une guerre de « position », au risque de s’enliser, mais devait imposer rapidement ses thèmes dans les médias, et en dictant le tempo de la campagne – « la guerre de mouvement ». C’est également le nom donné à la tactique militaire de Jules César, qui déployait vite ses troupes pour jouer sur l’effet de surprise. « Sur le plan militaire, j’admire plus les Romains. Les Gaulois étaient plus désordonnés », a reconnu Jean-Luc Mélenchon.

Dans le musée, il a par ailleurs déclaré : « J’aime beaucoup la formation romaine de la tortue, quand chacun est solidaire de son voisin. » La tortue est l’animal totem de Jean-Luc Mélenchon et de sa formation, connue pour resserrer les rangs face aux polémiques.

A Gergovie, les Romains ont commis une erreur : ils se sont lancés à pied à l’assaut de ce plateau et, lestés de cottes de mailles, se sont épuisés sur la montée. « C’est pire qu’une primaire », a ironisé Jean-Luc Mélenchon à l’écoute du calvaire subi par les légions de César. Une référence à la primaire de la gauche sociale-démocrate dont le premier tour se tient le week-end du 10 au 11 octobre alors que l’ancien sénateur socialiste refuse d’entendre parler de ce processus.

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