Politique

Primaire de la gauche sociale-démocrate : plus de 100 000 personnes ont déjà voté, selon la commission d’organisation

Primaire de la gauche sociale-démocrate : plus de 100 000 personnes ont déjà voté, selon la commission d’organisation

Le premier tour de la primaire de la gauche sociale-démocrate, qui se prolonge jusqu’à dimanche 18 heures, a mobilisé 107 356 votants, samedi 10 octobre à 22 heures, soit plus de trois quarts des inscrits, ont fait savoir les organisateurs.

Ce chiffre est nettement supérieur aux 20 000 personnes qui avaient pu voter jusqu’à vendredi 19 heures, au cours d’une première journée de scrutin marquée par une cyberattaque qui a ralenti considérablement les opérations de vote, incitant les organisateurs à le prolonger d’une journée, jusqu’à dimanche. « Tout est rentré dans l’ordre » depuis vendredi soir, a affirmé à l’Agence France-Presse le président de la commission d’organisation des primaires, Patrick Mennucci.

Quelque 140 000 électeurs doivent choisir leur candidat à la présidentielle parmi cinq prétendants, dont le favori, l’eurodéputé de Place publique, Raphaël Glucksmann, et son challenger, le patron du Parti socialiste, Olivier Faure. L’ex-candidate à la présidentielle de 2007 Ségolène Royal, le député socialiste Jérôme Guedj et le député de La Gauche républicaine et socialiste Emmanuel Maurel sont également en lice.

« Aucun bot n’a pu voter »

Le vote, qui se fait uniquement par voie électronique, a débuté à 8 heures vendredi, mais a été aussitôt perturbé par une cyberattaque créant un « afflux massif et fictif de connexions », selon la commission d’organisation de la primaire.

Interviewé par La Tribune Dimanche, Patrick Mennucci a affirmé que le prestataire choisi pour organiser ce vote, le « principal » en France, n’avait « jamais connu une offensive d’une telle ampleur ». « Nous sommes manifestement face à une attaque contre la démocratie française, qui va bien au-delà de la primaire des socialistes », s’est-il alarmé.

Il a cependant assuré « qu’aucun bot n’a[vait] pu voter ». « Ce n’est pas un échec. Certes, cette cyberattaque a été une difficulté, mais nous l’avons surmontée », a-t-il estimé.

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