Vendredi 9 octobre, il est 18 heures 30 passées quand la boucle WhatsApp de la section Parti socialiste (PS) de Paris 13 s’active. « Alléluia, après cinq tentatives, c’est bon j’ai pu voter ! Je vais bien dormir cette nuit », se réjouit une adhérente. Dans la foulée, d’autres messages similaires suivent, symbole d’un soulagement collectif après plusieurs heures de frustration due aux ralentissements causés par la cyberattaque qui avait visé la plateforme de vote électronique de la primaire du pôle socialiste.
Après une première journée chaotique, les votes se sont déroulés plus posément samedi 10 octobre. A 20 heures, plus de 105 000 personnes avaient exprimé leurs choix entre les cinq candidats sur les 140 000 inscrits. Initialement prévue pour se clore à cette heure précise, l’échéance du vote a finalement été reportée à dimanche 18 heures par le comité d’organisation de la primaire. Les résultats doivent être annoncés dans la foulée.
Un vent de panique a tout de même soufflé sur le camp socialiste. A 15 heures, vendredi, les chiffres prédisaient le pire avec seulement 8 000 participants. Dès le matin, la plateforme de vote avait été ciblée par un « afflux massif et fictif de connexions » qui ont entravé « la capacité à voter d’une partie des électeurs », avait fait savoir la commission d’organisation de la primaire, avant que le système se remette à fonctionner normalement en fin de journée. La nature de l’attaque est encore à ce stade inconnue, tandis que le premier ministre, Sébastien Lecornu, a demandé à l’Agence nationale de la sécurité des systèmes d’information (Anssi) de se pencher sur le dossier. Du côté des organisateurs, l’objectif a été de rassurer tous les adhérents et sympathisants en certifiant que la sincérité du scrutin n’avait pas été altérée. L’épisode a pu déstabiliser de nombreux votants, provoquant de l’agacement, de l’incompréhension mais aussi de l’inquiétude.
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