Michel Platini n’en a pas fini avec la Fédération internationale de football (FIFA). L’ancienne légende de l’équipe de France a déposé plainte, lundi 8 juin, contre le patron de l’instance qui régit le football mondial, Gianni Infantino, pour dénonciation calomnieuse et trafic d’influence. L’annonce de cette nouvelle procédure judiciaire lance la riposte de Michel Platini dans l’affaire qui a brisé, en 2015, son ascension vers la présidence de la Fédération internationale de football, selon un communiqué transmis à l’Agence France-Presse.
Cette plainte, qui vise également deux anciens responsables de la FIFA, est assortie d’une constitution de partie civile, ce qui va « entraîner la désignation d’un juge d’instruction », précise Michel Platini.
Le triple Ballon d’or avait déposé une plainte simple en 2021 dans le même dossier, classée sans suite en octobre dernier par le ministère public de la Confédération suisse (MPC), après qu’une « analyse approfondie » n’eut permis de collecter « aucun indice exploitable » contre Gianni Infantino.
La démarche intervient trois jours avant le coup d’envoi de la Coupe du monde, organisée du 11 juin au 19 juillet aux Etats-Unis, au Canada et au Mexique — un tournoi placé sous l’autorité de Gianni Infantino, que Michel Platini accuse d’avoir contribué à sa mise à l’écart du football mondial il y a dix ans.
Michel Platini se dit victime « d’accusations totalement infondées »
Michel Platini estime que Gianni Infantino, qui fut son numéro deux à l’UEFA, l’instance en charge du football européen, mais aussi l’ex-directeur juridique de la FIFA, Marco Villiger, et l’ex-président de sa commission d’audit, Domenico Scala, ont « œuvré pour [l’]écarter de la course à la présidence » de l’organisation, par des « accusations totalement infondées ».
La révélation, à l’automne 2015, d’un paiement de 2 millions de francs suisses fait au Français par la FIFA quatre ans plus tôt avait entraîné une succession de procédures disciplinaires puis pénales, au moment même où Michel Platini semblait idéalement placé pour prendre la tête de la FIFA – plaintes pour lesquelles l’ancien joueur a été définitivement relaxé en 2025.
Malgré tout, la mise à l’écart de l’ex-capitaine des Bleus avait ouvert la voie à l’élection inattendue, en février 2016, de son secrétaire général à l’UEFA, Gianni Infantino. L’Italo-Suisse a été reconduit sans opposition en 2019 et 2023, et briguera un nouveau mandat en mars prochain.