Économie

MK2, le circuit de cinémas indépendants, mise sur le grand public, sans recours à la Bourse ni appel à des groupes extérieurs

MK2, le circuit de cinémas indépendants, mise sur le grand public, sans recours à la Bourse ni appel à des groupes extérieurs

L’indépendance coûte que coûte. Sans varier, sans faiblir. Toute tracée par Marin Karmitz – le fondateur de MK2 en 1974 –, ses deux fils à la tête des dix cinémas parisiens en ont fait leur credo, en défendant mordicus le cinéma d’art et d’essai.

Pour financer une petite partie de la transformation du principal multiplexe situé dans le 13arrondissement de Paris, le MK2 Bibliothèque, devenu vieillissant, et parachever la rénovation énergétique des salles, ils n’ont envisagé ni une mise en Bourse ni une ouverture du capital à un groupe extérieur, comme l’ont fait leurs grands concurrents Pathé, qui compte désormais l’armateur français CMA CGM comme actionnaire, ou UGC, détenu à 34 % par Canal+, dont l’actionnaire de référence est Vincent Bolloré, avant une éventuelle prise de contrôle dès 2028.

Nathanaël Karmitz, président du directoire du groupe MK2, et Elisha Karmitz, directeur général, assument une autre option. Plus singulière. Pas évidente non plus. Ils proposent à leur public, aux cinéphiles, mais aussi à tous les investisseurs, de financer MK2 par le biais de la plateforme d’investissement responsable, Lita. Ils espèrent lever jusqu’à 5 millons d’euros. Une première pour ce groupe 100 % familial.

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