Économie

Pourquoi easyJet repousse, pour l’instant, les avances de l’américain Castlelake et laisse la porte ouverte

Pourquoi easyJet repousse, pour l’instant, les avances de l’américain Castlelake et laisse la porte ouverte

La cinquième fois sera-t-elle la bonne ? La société d’investissement américaine Castlelake a déjà effectué quatre tentatives de rachat d’easyJet depuis le début du mois de juin, toutes rejetées par la compagnie aérienne britannique. Dans l’intervalle, son offre est passée de 3 milliards de livres (3,5 milliards d’euros) à 4,9 milliards de livres.

Pour satisfaire aux règles européennes exigeant que les transporteurs basés sur le continent ou y effectuant la majeure partie de leurs opérations restent en mains européennes, elle a proposé la création d’un véhicule détenu par Peter Bellew, un ancien directeur des opérations de easyJet et de Ryanair, et par Mark Breen, le patron de la société irlandaise Oneiros Aerospace. Celui-ci posséderait 51 % de easyJet, tandis que les 49 % restants seraient détenus par Castlelake et son partenaire canadien Brookfield Asset Management.

Après avoir initialement dénoncé une offre « opportuniste » qui reviendrait à « solder » la compagnie aérienne, son conseil d’administration a accepté, jeudi 25 juin, de donner partiellement accès à ses comptes à Castlelake, selon les communiqués publiés sur son site Web. « La direction de l’entreprise laisse ainsi entendre qu’elle est ouverte à une offre de rachat si le montant est juste », estime Dan Coatsworth, analyste chez AJ Bell, une plateforme britannique d’investissement en ligne. Castlelake a jusqu’au dimanche 5 juillet pour produire « une offre plus attractive », précise un communiqué.

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