Politique

Olivier Bianchi, ex-maire de Clermont-Ferrand : « Les électeurs de droite sont mûrs pour participer à l’élection d’un candidat d’extrême droite »

Olivier Bianchi, ex-maire de Clermont-Ferrand : « Les électeurs de droite sont mûrs pour participer à l’élection d’un candidat d’extrême droite »

Olivier Bianchi a été maire (Parti socialiste) de Clermont-Ferrand (Puy-de-Dome) de 2014 à 2026. Battu en mars par le candidat Les Républicains Julien Bony, après avoir, entre les deux tours, opéré une « fusion technique » avec la liste de La France insoumise (LFI), il considère que « deux France » se sont opposées aux municipales, et que la gauche doit en tirer les conséquences.

Candidat socialiste à votre réélection à la mairie de Clermont-Ferrand, en mars, vous avez été battu par la droite. Quels enseignements les municipales apportent-elles pour la présidentielle ?

Je commencerai par rappeler que les municipales sont des élections territorialisées. Certains enseignements sont donc spécifiques. Ainsi, Clermont-Ferrand était une ville qui n’avait pas connu l’alternance depuis des décennies, comme Lille, mais contrairement à Limoges, passée à droite en 2014 après un siècle de socialisme, ou Bordeaux, restée à droite de 1947 à 2020. Il existait donc une probabilité inexorable à ce que l’alternance se produise.

Dans les villes où la gauche a perdu, je ne pense pas que l’alliance avec La France insoumise soit une explication suffisante. A Nantes, le Parti socialiste (PS) s’est allié avec LFI, et il a gagné. A Clermont-Ferrand, j’ai fait la même chose et j’ai perdu. A Rennes, la maire socialiste ne s’est pas associée aux « insoumis » et elle a gagné. A Cournon-d’Auvergne [Puy-de-Dôme], enfin, il n’y a pas eu d’accord avec LFI, et la gauche a perdu. Il n’y a donc pas de recette universelle.

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