Le député socialiste, Philippe Brun, sera candidat à l’éventuelle primaire que le Parti socialiste (PS) pourrait décider d’organiser à l’automne pour choisir son candidat pour la présidentielle, a-t-il annoncé mardi 30 juin sur RMC. Lui et son équipe veulent « réveiller » le parti à la rose, affirme-t-il.
« Je serai candidat à la primaire interne (…) pour porter une ligne populaire », a plaidé le député de l’Eure, âgé de 34 ans, en se vantant d’être « le seul à parler de salaire », taclant aussi bien le leader « insoumis », Jean-Luc Mélenchon, que le chef de Place publique, Raphaël Glucksmann, sur le sujet. Il propose notamment de baisser la contribution sociale généralisée (CSG) pour tous les salariés qui gagnent moins de 4 000 euros.
« Les salariés sont les vaches à lait du système », a-t-il lancé à la journaliste Apolline de Malherbe. Pour financer cette baisse, il compte mettre « davantage à contribution les rentiers, les revenus du capital, les très gros héritages », ce qui permettrait, selon lui, de « mieux répartir » le financement de la Sécurité sociale. Pour que les salariés français puissent calculer concrètement ce que leur rapporteraient ces propositions, le député lance un simulateur, intitulé « SalaireBrun ».
« Une candidature d’idées »
Toujours bloqué dans sa stratégie pour la présidentielle, le PS réunit mardi soir ses plus hautes instances pour tenter de trouver une sortie de crise. Une des possibilités est d’organiser une primaire réservée à l’espace social-démocrate, sans Les Ecologistes ni les ex-La France insoumise (LFI), comme François Ruffin ou Clémentine Autain.
Cette candidature s’ajouterait à celles officielles ou pressenties de Raphaël Glucksmann (Place publique), Olivier Faure, Karim Bouamrane, François Hollande, Jérôme Guedj ou Boris Vallaud.
« Ma candidature, c’est une candidature d’idées. On est une nouvelle génération d’élus socialistes et on en a marre que le Parti socialiste soit à côté de ses pompes. On a envie de retrouver les ouvriers et les employés. On a envie de parler des problèmes du quotidien, et notamment du pouvoir d’achat », a justifié M. Brun.