« Diligenter dans les meilleurs délais une revue de portefeuille » de procédures, organiser des « cellules de renfort territorial », accorder une « vigilance particulière (…) à la qualité des enquêtes portant sur les infractions sexuelles commises à l’encontre des mineurs. » En quelques points, le préfet de police de Paris, Patrice Faure, a, dans une note de service datée du samedi 13 juin que Le Monde a pu consulter, fixé ses priorités dans le cadre du vaste passage en revue des dossiers judiciaires d’atteintes aux mineurs, exigé par le ministre de l’intérieur, Laurent Nuñez.
Dans un télégramme adressé à ses services le 9 juin, celui-ci leur avait ordonné de se livrer à un recensement des procédures d’atteintes aux mineurs afin d’en assurer une « bonne priorisation » et vérifier « qu’il n’y a pas d’autres dossiers similaires » à celui de Lyhanna, 11 ans, dont le corps a été retrouvé à Puycasquier (Gers) jeudi 4 juin.
Depuis le début de l’affaire Barella, du nom du principal suspect, police et gendarmerie sont sommées de redoubler d’efforts dans le recensement et le traitement d’un contentieux sensible et volumineux – ce sont 70 000 affaires en cours qui doivent être examinées d’ici au 14 juillet. Une gageure, compte tenu de l’ampleur de la tâche.
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